{"id":127360,"date":"2016-01-28T16:21:18","date_gmt":"2016-01-28T13:21:18","guid":{"rendered":"https:\/\/mospat.ru\/?p=127360"},"modified":"2016-02-05T17:16:23","modified_gmt":"2016-02-05T14:16:23","slug":"%d0%b2%d0%b0%d0%b6%d0%bd%d0%be%d1%81%d1%82%d1%8c-%d0%bf%d0%be%d1%81%d1%82%d0%b0-%d0%b8-%d0%b5%d0%b3%d0%be-%d1%81%d0%be%d0%b1%d0%bb%d1%8e%d0%b4%d0%b5%d0%bd%d0%b8%d0%b5-%d1%81%d0%b5%d0%b3%d0%be%d0%b4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/old.mospat.ru\/fr\/2016\/01\/28\/news127360\/","title":{"rendered":"L\u2019importance du je\u00fbne et son observance aujourd\u2019hui"},"content":{"rendered":"<p><\/p>\n<h4><em>Projet de document du Concile panorthodoxe, adopt\u00e9 par la V Conf\u00e9rence pr\u00e9conciliaire panorthodoxe \u00e0 Chamb\u00e9sy, 10-17 octobre 2015.<\/em><\/h4>\n<p><em>Publi\u00e9 conform\u00e9ment \u00e0 la r\u00e9solution de la Synaxe des Primats des Eglises orthodoxes locales \u00e0 Chamb\u00e9sy, 21-28 janvier 2016. <\/em><\/p>\n<p>1. Le je\u00fbne est un commandement divin (<em>Gn<\/em> 2,\u00a016-17). Selon saint Basile, le je\u00fbne <em>a le m\u00eame \u00e2ge que l\u2019humanit\u00e9\u00a0; car il a \u00e9t\u00e9 instaur\u00e9 dans le paradis<\/em> (<em>D<\/em><em>e jejunio,<\/em> 1,\u00a03. PG 31, 168 A). Il constitue un grand combat spirituel et la meilleure expression de l\u2019id\u00e9al asc\u00e9tique de l\u2019Orthodoxie. L\u2019\u00c9glise orthodoxe, se conformant fid\u00e8lement aux dispositions apostoliques, aux canons conciliaires et \u00e0 l\u2019ensemble de la tradition patristique, a toujours proclam\u00e9 la grande valeur du je\u00fbne pour la vie spirituelle de l\u2019homme et son salut. Tout au long de l\u2019ann\u00e9e liturgique, l\u2019\u00c9glise exalte la tradition et l\u2019enseignement patristiques concernant le je\u00fbne, n\u00e9cessaire pour rendre l\u2019homme vigilant, sans cesse et sans faille, et pour susciter chez lui l\u2019ardeur au combat spirituel. Le je\u00fbne est exalt\u00e9 dans le <em>Triodion<\/em> comme <em>don divin, gr\u00e2ce pleine de lumi\u00e8re, arme invincible, fondement des combats spirituels, meilleure voie vers le bien, nourriture de l\u2019\u00e2me, aide accord\u00e9e par Dieu, source de toute m\u00e9ditation, imitation d\u2019une vie imp\u00e9rissable et semblable \u00e0 celle des anges, \u00ab\u00a0m\u00e8re\u00a0\u00bb de tous les biens et de toutes les vertus, image de la vie \u00e0 venir.<\/em><\/p>\n<p>2. Le je\u00fbne, en tant qu\u2019institution tr\u00e8s ancienne, se trouve d\u00e9j\u00e0 dans l\u2019Ancien Testament (<em>Dt<\/em> 9,\u00a018\u00a0; <em>Es<\/em> 58,\u00a04-10\u00a0; <em>Jl<\/em> 2,\u00a015\u00a0; <em>Jon<\/em> 3,\u00a05-7), et s\u2019affirme dans le Nouveau Testament. Avant d\u2019entamer son action dans le monde, le Seigneur lui-m\u00eame a je\u00fbn\u00e9 pendant quarante jours (<em>Lc<\/em> 4,\u00a01-2) et a donn\u00e9 des instructions concernant la pratique du je\u00fbne (<em>Mt<\/em> 6,\u00a016-18). Dans le Nouveau Testament, de mani\u00e8re plus g\u00e9n\u00e9rale, le je\u00fbne est d\u00e9crit comme un moyen d\u2019abstinence, de repentir et de croissance spirituelle (<em>Mc<\/em> 1,\u00a06\u00a0; <em>Ac<\/em> 13,\u00a02. 14,\u00a023\u00a0; <em>Rm<\/em> 14,\u00a021). D\u00e9j\u00e0 du temps des Ap\u00f4tres, l\u2019\u00c9glise a proclam\u00e9 l\u2019importance du je\u00fbne et a d\u00e9fini le mercredi et le vendredi comme jours de je\u00fbne (<em>Did.,<\/em> 8,\u00a01), ainsi que le je\u00fbne avant P\u00e2ques (Ir\u00e9n\u00e9e, in\u00a0Eus\u00e8be, <em>Historia Ecclesiastica<\/em> 5,\u00a024. PG 20, 497 B- 508 AB). Certes, dans la pratique eccl\u00e9siastique, adopt\u00e9e pendant des si\u00e8cles, existait une diversit\u00e9 non seulement par rapport \u00e0 la dur\u00e9e du je\u00fbne pascal (Denys d\u2019Alexandrie, <em>Epist. ad. Episc. Basilidem<\/em><em>,<\/em> PG 10,\u00a01277), mais aussi par rapport au nombre et au contenu d\u2019autres p\u00e9riodes de je\u00fbnes, adopt\u00e9es sous l\u2019influence de divers facteurs, surtout liturgiques et monastiques, afin de pr\u00e9parer les fid\u00e8les aux grandes f\u00eates. Ainsi, le lien indissoluble entre le je\u00fbne et le culte d\u00e9montre le caract\u00e8re et le but du je\u00fbne et met en relief sa dimension spirituelle, raison pour laquelle tous les fid\u00e8les sont appel\u00e9s \u00e0 se conformer, chacun selon ses forces et ses possibilit\u00e9s, sans pour autant n\u00e9gliger cette institution sacr\u00e9e\u00a0: <em>Prends garde que personne ne te d\u00e9tourne de cette voie de l\u2019enseignement (\u2026) Si tu peux supporter tout le joug du Seigneur, tu seras parfait\u00a0; si tu ne le peux pas, fais ce dont tu es capable. En ce qui concerne le je\u00fbne, supporte-le selon ta force<\/em> (<em>Didach\u00e9,<\/em> 6,\u00a01-3).<\/p>\n<p>3. En tant que combat spirituel, le v\u00e9ritable je\u00fbne est li\u00e9 \u00e0 la pri\u00e8re incessante et au repentir sinc\u00e8re. <em>Le repentir sans je\u00fbne est sans valeur<\/em> (Basile le Grand, D<em>e jejunio,<\/em> 1,\u00a03, PG 31, 168 A), tout comme le je\u00fbne sans la bienfaisance est nul\u00a0; notamment \u00e0 notre \u00e9poque o\u00f9 la r\u00e9partition in\u00e9gale et injuste des biens va m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 priver des peuples entiers de leur pain quotidien. <em>Fr\u00e8res, en je\u00fbnant corporellement, je\u00fbnons aussi en esprit, d\u00e9lions toute cha\u00eene d\u2019iniquit\u00e9, brisons les liens de nos violentes passions, d\u00e9chirons tout injuste contrat, donnons du pain aux affam\u00e9s et recevons les sans-logis<\/em> (Stich\u00e8re du mercredi de la 1<sup>\u00e8re <\/sup>Semaine du Grand Car\u00eame. Cf. <em>Es.<\/em> 58,\u00a06-7). Je\u00fbner ne signifie pas s\u2019abstenir purement et simplement de certains aliments. <em>L\u2019abstinence de certains aliments ne suffit pas \u00e0 elle seule \u00e0 en faire un jeune louable\u00a0; pratiquons un je\u00fbne que Dieu acceptera, qui Lui sera agr\u00e9able. Le vrai je\u00fbne consiste \u00e0 se d\u00e9faire du mal, \u00e0 retenir sa langue, \u00e0 s\u2019abstenir d\u2019\u00eatre en col\u00e8re, \u00e0 \u00e9loigner les d\u00e9sirs, la calomnie, le mensonge, le parjure. La privation de tout ceci est le v\u00e9ritable je\u00fbne. C\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 tout ceci que le je\u00fbne est une bonne chose<\/em> (Basile le Grand, <em>D<\/em><em>e jejunio,<\/em> 2,\u00a07. PG 31, 196 D).<\/p>\n<p>L\u2019abstinence de certains aliments et la frugalit\u00e9 \u2013\u00a0quant au type d\u2019aliment et quant \u00e0 la quantit\u00e9\u00a0\u2013 constituent les \u00e9l\u00e9ments visibles du combat spirituel qu\u2019est le je\u00fbne. <em>Le je\u00fbne \u2013\u00a0ainsi que le terme l\u2019indique\u00a0\u2013 signifie abstinence de nourriture\u00a0; mais la nourriture ne nous a jamais rendus ni plus justes ni plus injustes. Le je\u00fbne a une signification profonde\u00a0: de m\u00eame que la nourriture est le symbole de la vie et l\u2019abstinence de nourriture celui de la mort, de m\u00eame nous humains devons je\u00fbner, afin de mourir au monde, et apr\u00e8s cela, ayant re\u00e7u la nourriture divine, vivre en Dieu<\/em> (Clement d\u2019Alexandrie, <em>Eclog\u00e6,<\/em> PG 9,\u00a0704D-705A). Ainsi, le v\u00e9ritable je\u00fbne se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 l\u2019ensemble de la vie des fid\u00e8les en Christ et trouve son apog\u00e9e dans leur participation \u00e0 la vie liturgique, et notamment dans le sacrement de la sainte Eucharistie.<\/p>\n<p>4. Le je\u00fbne de quarante jours du Seigneur est devenu l\u2019exemple de celui que doivent pratiquer les fid\u00e8les. Il rend active leur participation \u00e0 l\u2019ob\u00e9issance au Seigneur, afin qu\u2019\u00e0 travers le je\u00fbne <em>nous puissions b\u00e9n\u00e9ficier par l\u2019ob\u00e9issance de ce que nous avions d\u00e9laiss\u00e9 par la d\u00e9sob\u00e9issance<\/em> (Gr\u00e9goire de Nazianze, <em>Or<\/em><em>. <\/em>45, <em>I<\/em><em>n sanctum Pascha<\/em> 28, PG 36, 661 A). Saint Gr\u00e9goire Palamas r\u00e9sume de mani\u00e8re significative toute la tradition patristique accordant \u00e0 la dimension spirituelle du je\u00fbne \u2013\u00a0surtout \u00e0 celui du Grand Car\u00eame\u00a0\u2013 un sens christocentrique\u00a0: <em>Donc, si tu je\u00fbnes, non seulement tu subiras la passion et tu mourras avec le Christ, mais tu ressusciteras et tu r\u00e9gneras avec Lui pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9\u00a0; car devenu un avec Lui, dans la participation \u00e0 la ressemblance de sa mort, tu participeras \u00e0 la r\u00e9surrection et tu seras l\u2019h\u00e9ritier de la vie en lui<\/em> <em>(Or<\/em><em>. 13,<\/em> in <em>quinta jej. Dom.<\/em>, PG 151,\u00a0161).<\/p>\n<p>5. Selon la tradition orthodoxe, la mesure de la perfection spirituelle \u2013 la mesure \u00ab\u00a0<em>de la pl\u00e9nitude de la stature du Christ\u00a0\u00bb<\/em> (Eph 4, 13) est plac\u00e9e tr\u00e8s haut, et chacun doit, s\u2019il d\u00e9sire l\u2019atteindre, s\u2019\u00e9lever en cons\u00e9quence. C\u2019est la raison pour laquelle l\u2019asc\u00e8se et la lutte spirituelle n\u2019ont pas une fin dans la vie actuelle, comme la perfection des parfaits. Tous sont appel\u00e9s \u00e0 correspondre, suivant leurs forces, aux exigences de cette haute mesure afin d\u2019atteindre la th\u00e9osis par la gr\u00e2ce. Et m\u00eame eux, bien que pratiquant toutes les prescriptions, ne s\u2019en vantent jamais, mais confessent\u00a0: <em>Nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire<\/em> (Lc. 17,10<em>)<\/em>. Personne ne doit abandonner \u2013\u00a0selon la conception orthodoxe concernant la vie spirituelle\u00a0\u2013 le bon combat du je\u00fbne, mais s\u2019en remettre \u00e0 la mis\u00e9ricorde de Dieu pour ses manquements, pleinement conscient de la m\u00e9diocrit\u00e9 de sa situation et dispos\u00e9 \u00e0 l\u2019autocritique. Car il est impossible d\u2019acc\u00e9der \u00e0 la vie spirituelle orthodoxe sans le combat spirituel du je\u00fbne.<\/p>\n<p>6. L\u2019\u00c9glise orthodoxe, comme une m\u00e8re affectueuse, a d\u00e9fini ce qui convient au salut et plac\u00e9 en t\u00eate les p\u00e9riodes sacr\u00e9es du je\u00fbne, comme un \u00ab\u00a0signe de protection\u00a0\u00bb donn\u00e9 par Dieu pour sauvegarder la nouvelle vie des fid\u00e8les en Christ contre les pi\u00e8ges de l\u2019ennemi. Suivant les saints P\u00e8res, elle pr\u00e9serve, comme jadis, les prescriptions apostoliques, les canons conciliaires et les traditions sacr\u00e9es. Elle propose toujours les je\u00fbnes sacr\u00e9s comme la meilleure voie dans l\u2019exercice des fid\u00e8les en vue de leur perfectionnement spirituel et de leur salut. Elle proclame la n\u00e9cessit\u00e9 pour les fid\u00e8les de respecter au cours de l\u2019ann\u00e9e du Seigneur tous les je\u00fbnes prescrits\u00a0: ceux du Grand Car\u00eame, du mercredi et du vendredi, attest\u00e9s par les saints canons, ceux de No\u00ebl, des saints Ap\u00f4tres, de la Dormition de la Vierge, les je\u00fbnes journaliers de l\u2019Exaltation de la sainte Croix, de la vigile de l\u2019\u00c9piphanie et de la D\u00e9collation de saint Jean le Pr\u00e9curseur, ainsi que les je\u00fbnes propos\u00e9s dans un souci pastoral ou librement consentis par les fid\u00e8les.<\/p>\n<p>7. Cependant, l\u2019\u00c9glise a pos\u00e9, par cl\u00e9mence pastorale, les limites de l\u2019\u00e9conomie mis\u00e9ricordieuse au r\u00e9gime du je\u00fbne. En cons\u00e9quence, elle a pr\u00e9vu d\u2019appliquer le principe eccl\u00e9siastique d\u2019\u00e9conomie en cas de maladie corporelle, d\u2019une n\u00e9cessit\u00e9 imp\u00e9rieuse ou de la difficult\u00e9 des temps, selon le discernement et le souci pastoral de l\u2019\u00e9piscopat des \u00c9glises locales.<\/p>\n<p>8. De fait, aujourd\u2019hui nombre de fid\u00e8les, soit par n\u00e9gligence soit \u00e0 cause des conditions de vie, quelles qu\u2019elles soient, ne respectent pas toutes les prescriptions concernant le je\u00fbne. Tous ces cas de non-observance des prescriptions sacr\u00e9es concernant le je\u00fbne, qu\u2019ils soient g\u00e9n\u00e9raux ou individuels, doivent \u00eatre trait\u00e9s par l\u2019\u00c9glise avec un souci pastoral, car Dieu \u00ab\u00a0<em>ne d\u00e9sire pas la mort du p\u00e9cheur, mais sa r\u00e9int\u00e9gration et sa vie\u00a0\u00bb<\/em> (cf. Ez. 33,11), sans que la valeur du je\u00fbne soit rabaiss\u00e9e. Elle laisse donc le soin aux \u00c9glises orthodoxes locales de fixer la mesure d\u2019\u00e9conomie mis\u00e9ricordieuse et d\u2019indulgence \u00e0 appliquer afin d\u2019all\u00e9ger le \u00ab\u00a0poids\u00a0\u00bb des je\u00fbnes sacr\u00e9s pour ceux qui ont des difficult\u00e9s \u00e0 respecter tout ce que ceux-ci prescrivent, soit pour des raisons personnelles (maladie, service militaire, conditions de travail, etc.), soit pour des raisons g\u00e9n\u00e9rales (conditions climatiques, conditions socio-\u00e9conomiques particuli\u00e8res \u00e0 certains pays, comme la difficult\u00e9 \u00e0 se procurer certains aliments maigres), adoucissant dans ces cas particuliers le \u00ab\u00a0poids\u00a0\u00bb des je\u00fbnes sacr\u00e9s dans le cadre de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, sans rabaisser en aucun cas l\u2019institution sacr\u00e9e du je\u00fbne. Cette cl\u00e9mence mis\u00e9ricordieuse doit \u00eatre appliqu\u00e9e par l\u2019\u00c9glise avec une grande circonspection et surtout avec plus d\u2019indulgence pour les je\u00fbnes sur lesquels la tradition et la pratique de l\u2019\u00c9glise ne sont pas toujours uniformes. \u2026<em>Je\u00fbner tous les jours est un bien, mais celui qui je\u00fbne ne doit pas bl\u00e2mer celui qui ne je\u00fbne pas. Dans ces cas il ne faut pas l\u00e9gif\u00e9rer, ni contraindre\u00a0; il ne convient pas non plus de conduire par la force le troupeau confi\u00e9 par Dieu\u00a0; il faut plut\u00f4t faire usage de la persuasion, de la douceur et de la bonne parole\u2026<\/em> (Jean Damasc\u00e8ne, <em>De sacris<\/em> <em>jejuniis<\/em> 3, PG 95, 68 B).<\/p>\n<p>9. En outre, tous les fid\u00e8les doivent observer les saints je\u00fbnes et l\u2019abstinence de la nourriture d\u00e8s minuit avant la r\u00e9ception de la Divine Communion. Il convient aussi de je\u00fbner en signe de repentir, pour la r\u00e9alisation d\u2019un v\u0153u spirituel, pour le succ\u00e8s d\u2019un but sacr\u00e9, en p\u00e9riode de tentation, pour accompagner une supplique \u00e0 Dieu, avant le bapt\u00eame (celui des adultes), avant l\u2019ordination, en cas de p\u00e9nitence, durant les saints p\u00e8lerinages et dans d\u2019autres cas analogues.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>16 octobre 2015, Chamb\u00e9sy<\/em><\/p>\n<p><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Projet de document du Concile panorthodoxe, adopt\u00e9 par la V Conf\u00e9rence pr\u00e9conciliaire panorthodoxe \u00e0 Chamb\u00e9sy, 10-17 octobre 2015.<\/p>\n","protected":false},"author":15,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[1,2],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/old.mospat.ru\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/127360"}],"collection":[{"href":"https:\/\/old.mospat.ru\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/old.mospat.ru\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/old.mospat.ru\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/15"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/old.mospat.ru\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=127360"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/old.mospat.ru\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/127360\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/old.mospat.ru\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=127360"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/old.mospat.ru\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=127360"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/old.mospat.ru\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=127360"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}